{"id":272,"date":"2020-03-11T10:40:24","date_gmt":"2020-03-11T09:40:24","guid":{"rendered":"http:\/\/confluencedesdroits-larevue.com\/?p=272"},"modified":"2020-03-23T13:21:35","modified_gmt":"2020-03-23T12:21:35","slug":"le-droit-et-les-juristes-au-defi-de-lanthropocene","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/confluencedesdroits-larevue.com\/?p=272","title":{"rendered":"J. Vi\u00f1uales &#8211; Le droit et les juristes au d\u00e9fi de l\u2019anthropoc\u00e8ne"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"background-color:#79bb42\" class=\"has-background has-text-align-center\"><em><strong>Entretien avec Jorge Vi\u00f1uales, <\/strong><\/em><br><em><strong>Professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Cambridge<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"25\" height=\"25\" src=\"http:\/\/confluencedesdroits-larevue.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/espaceblanc25.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-325\"\/><\/figure>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"http:\/\/confluencedesdroits-larevue.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Entretien-avec-J.-Vinuales-02-2020.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Entretien avec J. Vinuales 02-2020<\/a><a href=\"http:\/\/confluencedesdroits-larevue.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Entretien-avec-J.-Vinuales-02-2020.pdf\" class=\"wp-block-file__button\" download>T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"30\" height=\"41\" src=\"http:\/\/confluencedesdroits-larevue.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/logomini.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-295\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\"><br><strong><em>Confluence des droits_La revue&nbsp;: <\/em>Qu\u2019est-ce que l\u2019anthropoc\u00e8ne ?<\/strong><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p style=\"background-color:#eff6c2\" class=\"has-background\">Du point de vue des temps g\u00e9ologiques, nous vivons dans une \u00e9poque appel\u00e9e l\u2019Holoc\u00e8ne, qui a commenc\u00e9 avec la fin de la derni\u00e8re glaciation, il y a quelque 12.000 ans en arri\u00e8re, ce qui a permis le d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture et la s\u00e9dentarisation. Cependant, l\u2019impact de l\u2019activit\u00e9 humaine a \u00e9t\u00e9 tel dans les derniers 250 ans, en particulier apr\u00e8s la fin de la Seconde Guerre mondiale, que l\u2019humanit\u00e9 est devenue une force \u00e0 l\u2019\u00e9chelle g\u00e9ologique. Les efforts en cours pour appeler l\u2019\u00e9poque g\u00e9ologique que nous vivons \u2018l\u2019Anthropoc\u00e8ne\u2019 visent \u00e0 refl\u00e9ter le r\u00f4le d\u00e9terminant de l\u2019humanit\u00e9 comme processus g\u00e9ologique. Un tel changement est relativement complexe \u00e0 effectuer, car il faut s\u00e9lectionner des \u2018marqueurs\u2019 ou, en d\u2019autres termes, des traces qui permettent de marquer le passage d\u2019une \u00e9poque \u00e0 une autre. Ce processus est \u00e0 l\u2019examen au sein de la Commission internationale de stratigraphie, dont la Sous-commission sur la stratigraphie de la p\u00e9riode quaternaire a form\u00e9 un groupe de travail sur l\u2019Anthropoc\u00e8ne. La proposition d\u2019une nouvelle \u2018\u00e9poque\u2019 des temps g\u00e9ologiques n\u2019est pas encore formalis\u00e9e, et son acceptation ne va pas de soi.<br><br>Cela dit, la notion et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, le \u2018r\u00e9cit\u2019 relatif \u00e0 l\u2019Anthropoc\u00e8ne ont d\u00e9j\u00e0 largement influenc\u00e9 la recherche aussi bien en sciences naturelles qu\u2019en sciences humaines, depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es. Le terme en soi a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cologiste Eugene St\u00f6rmer et au chimiste Paul Crutzen. Le dernier publia en 2002 un bref texte dans la revue <em>Nature<\/em> intitul\u00e9 \u2018G\u00e9ologie du genre humain\u2019 (Geology of mankind). Mais l\u2019id\u00e9e est bien plus ancienne, du moins en germe, et peut-\u00eatre retrac\u00e9e aux travaux des savants naturalistes \u00e0 partir du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle. Dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du vingti\u00e8me si\u00e8cle, le savant russe Vladimir Vernadsky, auteur d\u2019un ouvrage de biog\u00e9ochimie (\u00e0 savoir de l\u2019\u00e9tude des processus chimiques r\u00e9gul\u00e9s par la vie sur terre, comme la photosynth\u00e8se oxyg\u00e9nique, qui ont une importance fondamentale a l\u2019\u00e9chelle g\u00e9ologique) intitul\u00e9 La Biosph\u00e8re, a mis lui aussi le doigt sur des processus qui seront plus tard conceptualis\u00e9s d\u2019autres mani\u00e8res, telles que l\u2019hypoth\u00e8se Gaia de James Lovelock et Lynn Margulis ou la notion d\u2019Anthropoc\u00e8ne. Ce qui est peut-\u00eatre nouveau dans cette derni\u00e8re est qu\u2019elle repose sur le constat non seulement de l\u2019importance de la vie pour les processus g\u00e9ochimiques mais aussi de l\u2019immense niveau d\u2019interf\u00e9rence des activit\u00e9s humaines dans ces processus. C\u2019est le deuxi\u00e8me constat qui est nouveau ou, comme l\u2019a \u00e9crit l\u2019historien John R. McNeil, qui constitue v\u00e9ritablement quelque chose de nouveau sous le soleil. <br><br>En d\u2019autres termes, l\u2019\u00eatre humain est devenu une force de disruption des processus naturels de proportion g\u00e9ologique. Les nombreux constats qui en sont donn\u00e9s, de plus en plus fr\u00e9quemment, par des rapports et des publications scientifiques, que ce soit sur les changements climatiques, la perte effr\u00e9n\u00e9e de la biodiversit\u00e9, la cr\u00e9ation de \u2018zones mortes\u2019 (pauvres en oxyg\u00e8ne) dans les oc\u00e9ans, parmi tant d\u2019autres, peuvent \u00eatre vus comme de multiples visages de l\u2019Anthropoc\u00e8ne, dans la mesure o\u00f9 ils sont le produit de l\u2019activit\u00e9 humaine.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"30\" height=\"41\" src=\"http:\/\/confluencedesdroits-larevue.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/logomini.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-295\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br> <strong>En quoi un juriste doit-il s\u2019int\u00e9resser \u00e0 ces \u00e9volutions ?<\/strong> <\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p style=\"background-color:#eff6c2\" class=\"has-background\">La r\u00e9ponse \u00e0 une telle question peut \u00eatre donn\u00e9e \u00e0 deux niveaux. D\u2019une mani\u00e8re tr\u00e8s simple, il s\u2019agit d\u2019un d\u00e9fi majeur, peut-\u00eatre le plus grand d\u00e9fi auquel l\u2019humanit\u00e9 ait \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e, et le juriste ne peut donc pas rester \u00e0 l\u2019\u00e9cart. D\u2019une mani\u00e8re plus sp\u00e9cifique, le juriste doit comprendre que la structure du droit occidental qui a \u00e9t\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9e au cours des si\u00e8cles a \u00e9t\u00e9 une partie prenante \u00e0 l\u2019organisation des processus qui ont \u00e9rig\u00e9 l\u2019humain en force g\u00e9ologique. \u00c0 ce deuxi\u00e8me niveau se posent des questions de causalit\u00e9 historique impossibles \u00e0 r\u00e9soudre d\u2019une fois pour toutes, mais tout de m\u00eame importantes pour comprendre la nature du ph\u00e9nom\u00e8ne. En particulier, ce qui a rendu possible l\u2019action humaine d\u2019une telle ampleur est la ma\u00eetrise des combustibles fossiles, d\u2019abord du charbon, puis du p\u00e9trole, dans ce qui a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 la r\u00e9volution thermo-industrielle. Or, les processus de production dans l\u2019Angleterre de la fin du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle n\u2019auraient pas pu se d\u00e9velopper de la m\u00eame mani\u00e8re si l\u2019Angleterre n\u2019avait pas pu b\u00e9n\u00e9ficier des mati\u00e8res premi\u00e8res produites aux \u00c9tats-Unis, ce qui \u00e0 son tour s\u2019appuyait sur l\u2019organisation de l\u2019esclavage en provenance de l\u2019Afrique ainsi que du commerce dit \u2018triangulaire\u2019 entre le Royaume-Uni, les \u00c9tats-Unis et les colonies africaines. Il est impossible de savoir ce qu\u2019aurait le monde d\u2019aujourd\u2019hui sans la r\u00e9volution industrielle ou si un processus similaire \u00e0 celle-ci aurait eu lieu en l\u2019absence d\u2019un tel commerce triangulaire. Il ne s\u2019agit, d\u2019ailleurs, que d\u2019un exemple.  <br><br>Cependant, cet exemple permet de voir que le droit y joue un r\u00f4le capital, que ce soit pour permettre l\u2019octroi de droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle sur des inventions (ex. le machine \u00e0 vapeur), l\u2019institution de l\u2019esclavage (c\u2019est-\u00e0-dire des droits de propri\u00e9t\u00e9 sur des \u00eatres humains), le commerce intra-colonial et international, l\u2019organisation d\u2019op\u00e9rations de financement massif, notamment par la cr\u00e9ation d\u2019entit\u00e9s juridiques pouvant emprunter et accumuler des montants de capital suffisants pour mener de telles op\u00e9rations. Les progr\u00e8s de l\u2019humanisme depuis ont permis de bannir des institutions telles que l\u2019esclavage, m\u00eame s\u2019il subsiste dans l\u2019ill\u00e9galit\u00e9 dans nombre de pays, mais l\u2019essentiel des autres structures juridiques est encore \u00e0 l\u2019\u0153uvre. \u00c0 titre d\u2019exemple, la notion juridique de souverainet\u00e9 est le principal bouclier juridique qui permet au gouvernement br\u00e9silien de r\u00e9pondre aux critiques, \u00e0 mon sens totalement justifi\u00e9es, \u00e0 l\u2019encontre du \u2018d\u00e9veloppement\u2019 \u00e9conomique de l\u2019Amazonie.  <br><br>Les juristes n\u2019ont, pour l\u2019instant, pas saisi l\u2019importance du droit pour les processus qui ont rendu possible l\u2019Anthropoc\u00e8ne, ceci avec de tr\u00e8s rares exceptions, telles que les travaux du professeur Davor Vidas, qui est membre du groupe de travail sur l\u2019anthropoc\u00e8ne. Il faut dire, \u00e0 leur d\u00e9charge, que les travaux de recherche en sciences naturelles et humaines sur l\u2019Anthropoc\u00e8ne omettent, eux aussi, presque totalement de se r\u00e9f\u00e9rer au droit. C\u2019est comme si cette technologie d\u2019organisation sociale qu\u2019est le droit \u00e9tait perdue de vue, m\u00eame dans les travaux les plus englobants et interdisciplinaires sur l\u2019Anthropoc\u00e8ne. Cela est d\u00fb, il me semble, a plusieurs raisons. Tout d\u2019abord, les juristes ont de longue date r\u00e9clam\u00e9 une place distincte et propre au sein des savoirs, ce qui les a s\u00e9par\u00e9s, historiquement, des sciences naturelles et, plus r\u00e9cemment, des sciences sociales. Ensuite, la mani\u00e8re dont les juristes pratiquent l\u2019interdisciplinarit\u00e9 est encore tr\u00e8s rudimentaire. Le plus souvent, on se saisit d\u2019approches scientifiques qui sont d\u00e9pass\u00e9es. Par exemple, l\u2019\u00e9cole de \u2018law and economics\u2019 s\u2019appuie sur une \u00e9conomie d\u00e9pass\u00e9e \u2013 l\u2019\u00e9conomie n\u00e9oclassique \u2013 qui, elle-m\u00eame, s\u2019appuie sur la logique de la physique classique du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle, d\u00e9pass\u00e9e depuis longtemps. De m\u00eame, les approches critiques du droit sont souvent des r\u00e9verb\u00e9rations des d\u00e9bats philosophiques des ann\u00e9es 1960 ou 1970, voire bien plus anciens, si l\u2019on pense aux racines marxistes de ces d\u00e9bats. Enfin, lorsque la question de l\u2019Anthropoc\u00e8ne est pos\u00e9e en droit, il s\u2019agit souvent \u2013 mais pas toujours \u2013 d\u2019une autre mani\u00e8re de parler de droit de l\u2019environnement, alors m\u00eame qu\u2019il devrait s\u2019agir de tout autre chose. L\u2019Anthropoc\u00e8ne met en cause la structure m\u00eame des syst\u00e8mes juridiques, dont le droit de l\u2019environnement n\u2019est qu\u2019un \u00e9piph\u00e9nom\u00e8ne, un palliatif des effets des transactions fa\u00e7onn\u00e9es par des normes de nature constitutive, telles que la personnalit\u00e9 juridique, la propri\u00e9t\u00e9, la souverainet\u00e9, l\u2019h\u00e9ritage, la responsabilit\u00e9 limit\u00e9e, les contrats, et bien d\u2019autres <br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"30\" height=\"41\" src=\"http:\/\/confluencedesdroits-larevue.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/logomini.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-295\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br> <strong>Nos syst\u00e8mes juridiques ont-ils permis de limiter les dommages \u00e0 l\u2019environnement ? Ou ont-ils contribu\u00e9 \u00e0 leur aggravation ?<\/strong> <\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p style=\"background-color:#eff6c2\" class=\"has-background\">Nos syst\u00e8mes juridiques sont, \u00e0 mon avis, une condition n\u00e9cessaire \u2013 m\u00eame si pas suffisante \u2013 de la d\u00e9gradation environnementale. \u00c0 nouveau, il est impossible de d\u00e9montrer une relation causale claire tant les variables ind\u00e9pendantes et d\u00e9pendantes sont larges et construites. Mais, l\u2019\u00e9chelle des processus de production qui ont conduit \u00e0 la d\u00e9gradation de l\u2019environnement global n\u2019aurait vraisemblablement pas \u00e9t\u00e9 atteinte si certaines transactions n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 rendues possibles par des concepts juridiques fondamentaux. Cela est aussi important pour comprendre pourquoi, \u00e0 mon avis, le droit de l\u2019environnement, tel qu\u2019il est con\u00e7u de nos jours, n\u2019est qu\u2019un droit des \u2018externalit\u00e9s n\u00e9gatives\u2019 ou, en d\u2019autres termes, une couche suppl\u00e9mentaire que l\u2019on ajoute une fois que des transactions (des processus de production) ont \u00e9t\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9es par une couche plus profonde des syst\u00e8mes juridiques, et cela dans le seul but d\u2019\u2018att\u00e9nuer\u2019 les effets ind\u00e9sirables de ces transactions sans pour autant \u2018interf\u00e9rer\u2019 avec elles. Pour employer une analogie, certes imparfaite, c\u2019est comme si l\u2019on tentait d\u2019am\u00e9liorer les conditions de vie des esclaves sans pour autant bannir l\u2019esclavage. C\u2019est l\u00e0, \u00e9galement, la principale difficult\u00e9 du concept de d\u00e9veloppement durable, qui est b\u00e2ti sur cette structure dualiste selon laquelle la durabilit\u00e9 n\u2019est pas cens\u00e9e interf\u00e9rer avec le d\u00e9veloppement. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"30\" height=\"41\" src=\"http:\/\/confluencedesdroits-larevue.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/logomini.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-295\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br><strong>Quels sont les d\u00e9fis pour nos syst\u00e8mes juridiques dans les ann\u00e9es \u00e0 venir ? Quelles pistes et solutions ?<\/strong> <\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p style=\"background-color:#eff6c2\" class=\"has-background\">Il est possible d\u2019ajuster notre organisation juridique de mani\u00e8re \u00e0 entraver les processus les plus dommageables. Cela exige d\u2019accomplir quatre actes, chacun d\u2019eux extr\u00eamement difficile, mais pour des raisons diff\u00e9rentes. Le premier est de cartographier de mani\u00e8re claire la structure dualiste des syst\u00e8mes juridiques pour d\u00e9nicher cette constante qui donne priorit\u00e9 \u00e0 certains \u00e9l\u00e9ments de la r\u00e9alit\u00e9 (qui sont ainsi constitu\u00e9s en \u2018transactions\u2019) par rapport \u00e0 d\u2019autres (par l\u00e0 m\u00eame constitu\u00e9s en simples \u2018externalit\u00e9s n\u00e9gatives\u2019, sorte de dommages collat\u00e9raux qui doivent se satisfaire des politiques de l\u2019att\u00e9nuation). Le deuxi\u00e8me est d\u2019identifier, au sein de cette cartographie, les points d\u2019action strat\u00e9giques, ce que j\u2019appelle des \u2018points d\u2019acupuncture\u2019 pour souligner le fait qu\u2019en touchant des points qui ne sont pas hors port\u00e9e, on pourrait d\u00e9clencher des effets syst\u00e9miques. Cela est extr\u00eamement difficile, non pas parce qu\u2019on ne peut pas \u00e9mettre des hypoth\u00e8ses sur l\u2019identit\u00e9 de ces points, ce qui ne pr\u00e9sente pas de difficult\u00e9 particuli\u00e8re, mais parce que cela ne suffit pas pour les reconna\u00eetre. Le troisi\u00e8me est de cr\u00e9er des outils de mod\u00e9lisation qui permettent, d\u2019une mani\u00e8re relativement proche de la r\u00e9alit\u00e9, de repr\u00e9senter les effets de cha\u00eene d\u00e9clench\u00e9s par des interventions sur ces points. Quatri\u00e8mement, il faut construire un consensus pour passer \u00e0 l\u2019acte. On me demande souvent ce qu\u2019on peut faire pour lutter contre la d\u00e9gradation de l\u2019environnement. Il y a de nombreuses choses que l\u2019on peut faire mais, dans l\u2019\u00e9tat actuel de notre organisation politique, les deux actions les plus importantes sont de bien voter et de bien consommer, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019exprimer par ces deux voies l\u2019importance que l\u2019on attache \u00e0 la protection de l\u2019environnement. Le reste, m\u00eame l\u2019innovation technologique, est \u00e0 mon avis un compl\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><em>Cambridge, 10 d\u00e9cembre 2019<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background has-text-align-center has-small-font-size has-very-light-gray-background-color\">Pour citer cet article :  Jorge Vi\u00f1uales, \u00ab Le droit et les juristes au d\u00e9fi de l&rsquo;anthropoc\u00e8ne \u00bb, <em>Confluence des droits_La revue <\/em>[En ligne], 02&nbsp;|&nbsp;2020, mis en ligne le 11 f\u00e9vrier 2020. 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